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there is no future in the past ∞ ft. Alexis

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le vrai mystère du monde est le visible et non l'invisible.
MessageSujet: there is no future in the past ∞ ft. Alexis Dim 17 Nov - 12:43


Noah & Alexis ∞
the secret of change is to focus all your energy, not on fighting the old but on building the new ∞ « Je crois que j’ai un peu trop bu pour rentrer toute seule ». A la façon dont elle se mordillait la lèvre, il était à peu près certain que ce n’était pas parce qu’elle avait trop bu qu’elle avait besoin qu’on la ramène chez elle. Noah eût un instant d’hésitation, avant de finalement attraper sa veste, tandis que le propriétaire du bar s’apprêtait à faire la fermeture. Il n’y pas si longtemps que ça, il n’aurait eu aucune hésitation quant à ce genre de proposition. La plupart de ses soirées s’étaient terminées de cette façon depuis qu’il vivait à Darwin. Mais il avait quelque peu ralenti ses activités de don juan depuis qu’il avait rencontré Alexis. Elle s’était installée dans sa vie et dans son esprit petit à petit, sans qu’il ne le voit venir. S’attacher à quelqu’un ne faisait pas vraiment partie de ses plans, et pourtant c’était arrivé. Ca ne l’effrayait pas autant qu’il ne l’aurait pensé, peut-être parce qu’il se contentait de vivre au présent. Peut-être que le temps avait fini par faire son œuvre et qu’il tournait enfin la page d’Erin. Il préférait ne pas vraiment analyser la situation et se contenter de prendre les événements comme ils venaient. Pour l’instant, s’il s’attachait à Alexis, rien ne prouvait qu’ils iraient plus loin que ce qu’ils avaient en ce moment, une amitié qui flirtait avec un jeu de séduction. Il avait raccompagné la jolie brune –Holly- chez elle. « Tu veux entrer ? » demanda-t-elle, tandis qu’il l’avait raccompagné jusqu’à la porte de sa maison, en bord de mer. A nouveau il hésitait, mais accepta finalement la proposition en glissant ses mains autour de sa taille et en l’embrassant langoureusement.

Le regard fixé sur le réveil, Noah réalisait qu’il était resté éveillé pendant une bonne heure. Holly dormait paisiblement, et la seule chose à laquelle il pensait, c’était de rentrer chez lui pour se mettre derrière son ordinateur pour écrire la chronique dont lui avait parlé Alexis quelques jours auparavant. Il n’avait eu de cesse d’y penser et avait même couché quelques phrases et idées sur le papier lors de ses pauses. Comprenant qu’il n’allait pas s’endormir avant un bon moment, il s’était levé discrètement et s’était rhabillé sans faire de bruit, avant de sortir de la chambre, puis de la maison. Un quart d’heure plus tard, il descendant de sa voiture, devant chez lui. A peine rentrer, il se prépara un café, avant de rejoindre sa chambre où il alluma son MacBook. Le temps passa à la vitesse de l’éclair, sans doute trop pris par ce qu’il écrivait. Il comprit qu’il y avait passé plusieurs heures aux rayons du soleil qui filtraient à travers la fenêtre, et aux nombreux mégots de cigarettes qui jonchaient son cendrier. S’il fumait de façon raisonnable, il avait toujours abusé davantage de la nicotine lors de ses moments d’écriture. Après avoir vidé, le cendrier, il imprima ce qu’il avait écrit… Les tribulations d’un anglais en Australie. Il en avait vécu un certain nombre depuis son arrivée deux ans plus tôt. Il fila ensuite sous la douche, puis enfila un jean et un tee-shirt. Un quart d’heure plus tard, il roulait en direction de chez Alexis. L’heure était matinale si bien qu’il s’arrêta d’abord prendre deux cafés à emporter, avant de se remettre en route. Ses deux gobelets dans les mains, il eût du mal à atteindre la sonnette de la porte et attendit patiemment qu’elle vienne lui ouvrir. « Je te réveille ? » demanda-t-il, avec un grand sourire. « Je te laisse dix minutes pour te préparer ! » Inutile de préciser qu’il ne laissait aucune place à la protestation. « J’ai ramené du café », précisa-t-il, comme si ça pouvait rattraper un réveil en fanfare.

Dès qu’Alexis avait été prête, il l’avait entraîné dans sa voiture, et avait roulé un petit moment pour sortir de Darwin pour rejoindre la Barossa Valley. Il y avait de nombreuses randonnées dans le coin et il aimait assez s’y balader lors de ses jours de repos. Les paysages étaient tous plus époustouflants les uns que les autres et il s’était dit que ce serait forcément mieux que d’aller s’attabler à la terrasse d’un café. Ils n’avaient eu besoin que de marcher trois-quarts d’heure, pendant laquelle il n’avait eu de cesse de la charrier parce qu’il l’avait sorti du lit assez brutalement. « C’est probablement un des endroits les plus beaux de la planète », lâcha-t-il en retrouvant son sérieux, tandis qu’ils s’arrêtaient dans une clairière qui surplombait une petite crique et l’océan turquoise. Il posa son sac à dos sur le sol et ouvrit la fermeture éclair pour en sortir un paquet de cookies. « On les a bien mérité ! » dit-il, avec un sourire en coin, avant de s’asseoir dans l’herbe. « J’ai réfléchis à ta chronique et… Voilà ce qui en est sortie », dit-il avec une certaine anxiété en lui tendant la feuille de papier. Il n’était pas complètement serein à l’idée de ce qui allait suivre, son assurance semblait l’avoir quitté, de crainte qu’elle déteste. Peur sans doute irrationnelle puisqu’il n’était pas si mauvais que ça, mais il n’était pas vraiment objectif face à ce qu’il écrivait. Il pouvait passer d’un paragraphe dont il était satisfait à un autre qui aurait mérité d’être brûlé. La sonnerie de son téléphone portable se fit entendre, interrompant ce moment d’attente quasi-religieuse. « Excuse-moi, il faut que je réponde ! » dit-il après avoir vu le prénom de sa sœur aînée s’afficher sur l’écran. Il s’était levé pour s’éloigner de quelques mètres afin de pouvoir répondre. Au moins, il n’aurait pas à sentir son anxiété grimper tandis qu’Alexis lisait ce qu’il avait écrit. « C’est pas censé être le milieu de la nuit chez toi ? » demanda-t-il avec amusement en décrochant. « Pas encore tout à fait, » répondit Julianne. A sa voix, il comprit que ce n’était pas un coup de fil pour prendre de ses nouvelles. « Qu’est-ce qui se passe ? » demanda-t-il avec une pointe d’inquiétude. Il avait beau ne plus parler à ses parents depuis qu’il avait quitté l’Angleterre, il ne put s’empêcher de ressentir une boule au ventre à l’idée qu’il puisse leur être arrivé quelque chose. « J’hésitais à t’appeler, mais… Je préfère que tu le saches. Erin m’a appelé. » Il savait qu’elle était sortie du coma, bien sûr. Julianne s’était chargée de le prévenir à l’époque, mais il n’avait jamais trouvé le courage de rentrer à Londres pour affronter son moment de lâcheté envers son ex-fiancée. Qui plus est, sa sœur l’avait prévenu qu’elle ne semblait plus vouloir de contact avec les Bradbury… Alors à quoi bon ? Mais sa culpabilité ne s’était jamais atténuée. « Qu’est-ce que… ? » Il n’arrivait même pas à formuler une question intelligible. « Noah, je crois qu’elle va venir te voir à Darwin. » Il eût l’impression de recevoir une gifle violente. « Comment ça, tu penses qu’elle va venir me voir ? » demanda-t-il froidement. « Tu lui as dit que j’étais ici ? » Il sentait la boule dans son estomac grandir à mesure que la conversation filait. « Qu’est-ce que tu voulais que je fasse ?! Elle a besoin d’explications, et… » Il l’interrompit sans plus de cérémonie. « Et tu ne pouvais pas la boucler pour une fois ?! Merde Julianne, tu sais très bien que je n’ai pas envie de la revoir » Il s’entendait bien avec sa sœur, et même s’il y avait parfois quelques chamailleries avec elle, il ne s’était pas permis de parler à son aînée de cette façon depuis l’adolescence. « Ne t’en prends pas à moi parce que tu n’es pas foutu d’assumer ce que t’as fait ! » répliqua sa sœur qui n’avait clairement pas sa langue dans sa poche. « Elle a besoin d’explications et je crois que c’est le moins que tu puisses faire ! » Et puis elle avait raccroché, le laissant avec ses milliers de questions qui fusaient dans son esprit. Il mit quelques instants à retrouver la réalité, en posant son regard sur Alexis. « Désolé pour ça », s’excusa-t-il en la rejoignant, conscient qu’elle l’avait entendu s’emporter au téléphone.

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MessageSujet: Re: there is no future in the past ∞ ft. Alexis Lun 18 Nov - 3:08






“Feelings are much like waves, we can't stop them from coming but we can choose which ones to surf. ”



    « Crois-moi, il ne dormirait pas dans la baignoire ton petit barman !» La réflexion de sa voisine avait au moins eu le don de lui faire lever le nez de son dossier. Sourcil haussé, Alexis resta un moment interdite, bien incapable de savoir quelle position adopter. Admettre qu’il était mignon ? Ce serait bien mal la connaître. Lui faire croire qu’il la laissait complètement indifférente semblait être une option bien plus raisonnable, quoi que sans doute très naïve aussi.  Elle ne goberait jamais ce mensonge ! « Hmm… Oui il n’est pas trop mal. » répondit-elle évasivement avant de se reconcentrer sur la pile de feuilles qui jonchaient son bureau avec arrogance et lui rappelaient constamment qu’elle n’était pas encore prête à avoir la dizaine d’heures de sommeil d’affilé dont elle rêvait depuis des semaines. « Donc j’ai le droit de tenter ma chance.. ?» glissa Charlotte, un regard mutin logé au fond des yeux. La blonde lâcha un soupir, profondément agacée par ce qui lui semblait être un interrogatoire dans les règles de l’art. «A ta place j’irais dès maintenant au bar, il doit déjà y avoir une sacré foule attendant la fin de son service !» Et voilà, à peine les mots avaient-ils franchis la barrière de ses lèvres qu’elle se rendait compte que ça ne la laissait pas de marbre, quand bien même elle l’aurait souhaité. C’était assez étrange de constater qu’il s’était petit à petit immiscé dans sa vie, et qu’elle éprouvait un manque certain les rares fois où elle était trop occupée pour pouvoir discuter autour d’un verre à ses côtés. Mais il était hors de question qu’elle retombe dans le panneau : son expérience avec Julian lui avait suffisamment fait de mal pour qu’elle permette à quiconque de jouer à nouveau avec elle. Noah avait tout pour lui plaire, et en même temps avait le terrible défaut d’être aussi charmeur que son ancien compagnon. «J’ai horreur de la concurrence ! Qui plus est, mon lit m’attend. Tu devrais aller te coucher, toi aussi !» Lança-t-elle avant de s’éclipser de l’appartement, laissant Alexis à ses occupations. Non, elle n’avait pas le temps de dormir. Pas tout de suite en tout cas.

    Elle s’était couchée tard, avec pour seule consolation l’idée qu’elle pourrait jouir d’une grasse matinée amplement méritée. Mais il fallait croire que le destin en avait décidé autrement : alors que le réveil affichait à peine 8 heures au compteur, le bruit assourdissant de la sonnette l’extirpa de son sommeil brutalement. Qui pouvait donc venir la déranger à une heure aussi matinale ? Prise de panique à l’idée que ça puisse être important, la jeune femme se débarrassa de ses draps, attrapa sa robe de chambre en satin au passage et se dirigea jusqu’à la porte qu’elle ouvrit avant même d’avoir enfilé le peignoir en question. « Je te réveille ? » Si elle s’était attendue à ça ! « Tu te fous de moi Bradbury ?!» Réalisant qu’il la voyait dans un short lui servant de pyjama et une chemise d’homme - seul vestige de la tempête Julian - l’américaine s’empressa de se couvrir avec le bout de tissu qu’elle avait eu l’ingéniosité de prendre avant de sortir de sa chambre. « Je te laisse dix minutes pour te préparer ! » Ça c’était la meilleure ! Monsieur se permettait de venir à l’improviste alors qu’elle avait enfin la possibilité de dormir quelques heures, et il avait de surcroît le culot de lui imposer une sortie et de chronométrer son passage dans la salle de bain. « Je ne sais pas si tu te rends compte que je suis à deux doigts de te claquer la porte au nez !» lâcha-t-elle en croisant les bras contre sa poitrine.« J’ai ramené du café » Comment pouvait-elle garder son sérieux alors qu’elle avait devant elle un anglais au sourire éclatant qui osait penser qu’un peu de café suffirait à ce qu’elle lui pardonne ? « J’espère pour toi qu’il est suffisamment fort pour combler les heures de sommeil dont tu viens de me priver. » répliqua-t-elle avec une touche d’amusement avant de l’inviter à rentrer en attendant qu’elle ne se prépare.


    Elle avait traîné bien plus qu’il ne lui avait ordonné de le faire dans la salle de bain. En premier lieu parce qu’elle ne comptait pas lui obéir au doigt et à l’œil, et ensuite tout simplement parce qu’elle s’était retrouvée prise au dépourvue. Elle n’était pas du genre à passer des heures devant le miroir à se maquiller et à se poser des questions existentielles sur son décolleté, mais force était de constater qu’une part d’elle voulait également se montrer un petit peu plus féminine en sa présence. Elle se maquilla donc très légèrement - insistant un petit peu plus sur le mascara - après avoir enfilé un jean  et un haut blanc cassé la mettant en valeur. Rien de bien extravaguant, d’autant plus qu’elle avait seulement le temps de coiffer ses cheveux en un chignon quasiment négligé - mais ça ferait l’affaire à défaut d’autre chose. Elle l’avait rejoint au bout d’une petite demi-heure et s’était laissé guidée sans trop protester jusqu’à sa voiture. Le trajet lui avait paru relativement court tant la curiosité la piquait. Et quand ce n’était pas sa soif de savoir… Noah et ses taquineries perpétuelles se chargeaient de combattre l’ennui. Elle l’avait bien menacé de mort au moins une dizaine de fois pendant qu’ils marchaient jusqu’au lieu de prédilection du jeune homme, même si dans le fond elle était bien trop enchantée par le paysage et l’atmosphère qui y régnait pour pouvoir lui en vouloir indéfiniment. Il avait visé juste en préparant cette sortie, mais ça elle ne le lui dirait pas tout de suite.« C’est probablement un des endroits les plus beaux de la planète » Elle était véritablement époustouflée par la vue qui leur était offerte, tant et si bien que le son de sa voix sonnait faux alors qu’elle tentait de le taquiner à son tour. « Ça pourrait l’être, si tu n’étais pas là pour gâcher le paysage !» Elle ne tarda pas à le rejoindre en prenant place à ses côtés sur l’herbe folle, et le regarda ouvrir le sac pour en sortir une boîte de cookies. « On les a bien mérité ! » Il venait de lui arracher un rire franc, et c’est avec une espièglerie sans borne qu’elle lui arracha le paquet des mains. « Moi je l’ai mérité. Toi je ne sais pas encore.» Et avec un sourire amusé, elle porta le premier gâteau à ses lèvres, bien décidé à remplir son estomac en premier. « J’ai réfléchis à ta chronique et… Voilà ce qui en est sortie » Etonnée qu’il puisse déjà l’avoir préparé, la jeune femme se saisit de la feuille de papier sans le quitter des yeux. « Déjà ?» Elle n’allait pas s’en plaindre, elle avait même hâte de pouvoir lire ce qu’il avait écrit pour tout dire. Si ses sentiments pour lui étaient clairement ambigus, elle ne lui avait cependant pas proposé ce travail par charité ou pour acquérir ses faveurs. Non, elle était intimement convaincu qu’il avait un potentiel encore inexploité et qu’il pourrait être un allié de choix pour ce magazine qu’elle avait tant à cœur de dévoiler au monde. Sans plus attendre, elle se focalisa sur les premières lignes, absorbée par sa lecture jusqu’à ce qu’une sonnerie de portable ne vienne la troubler.« Excuse-moi, il faut que je réponde ! » D’un signe de main, Alexis lui fit comprendre qu’il n’avait pas à se gêner pour elle et l’observa du coin de l’œil se lever et s’éloigner de quelques mètres. Elle en profita pour sortir de son sac sa paire de lunette, allié précieux quand elle était un peu plus fatiguée qu’en temps normal. Le sourire qui se dessinait sur ses lèvres au fur et à mesure de la lecture était bon signe, mais rapidement son esprit fût dirigé vers le ton montant du brun à ses côtés. Elle s’était efforcée de ne rien écouter, de faire abstraction de cette conversation téléphonique qui ne la regardait pas le moins du monde, mais il était difficile de l’ignorer alors qu’elle entendait à présent clairement chacun des mots que Noah prononçait. « Et tu ne pouvais pas la boucler pour une fois ?! Merde Julianne, tu sais très bien que je n’ai pas envie de la revoir » C’était bien la première fois qu’elle le voyait s’énerver de la sorte, et elle ne put cacher sa surprise quand il revint vers elle. « Désolé pour ça » Il n’avait pas à s’excuser auprès d’elle pour si peu, vraiment pas. « Ce n’est rien.» répondit-elle en se remémorant la fin de cette conversation explosive. Qui était cette femme qu’il n’avait pas envie de revoir ? Elle avait beau se répéter que ça ne la regardait pas, une tonne de questions lui brûlait les lèvres à présent. Sans vraiment y réfléchir, elle posa sa main sur le bras du britannique, avenante. « Tout va bien ?» Elle trouvait le compromis plutôt judicieux : elle lui montrait qu’elle pouvait être une oreille attentive s’il le désirait, et en même temps elle lui laissait la possibilité de se contenter d’un « ça va » s’il ne voulait pas se confier. Elle retira finalement ses lunettes, sa lecture étant achevée, et les rangea dans son sac en glissant le jet du brun avec sans pour autant lui donner ses impressions. Elle avait adoré… Là n’était pas le problème. Mais le téléphone l’avait interrompu et elle se souciait presque plus de ses états d’âmes que du texte à présent.
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MessageSujet: Re: there is no future in the past ∞ ft. Alexis Sam 23 Nov - 20:14


Noah & Alexis ∞
the secret of change is to focus all your energy, not on fighting the old but on building the new ∞ La perspective de passer la nuit avec une charmante demoiselle n’enchantait plus autant Noah qu’auparavant. Pour être tout à fait honnête, même si le style de vie qu’il menait depuis deux ans disait le contraire, il y avait perdu goût à la minute où il avait rencontré Erin, sans doute parce qu’à l’époque, il avait eu la certitude d’être avec la personne avec laquelle il finirait ses jours. Aujourd’hui, c’était différent dans la mesure où sa seule conviction était qu’il finirait sans doute seul. Pessimiste ? Plutôt réaliste dans la mesure où il s’était persuadé qu’il ne rencontrerait jamais un amour similaire. La plupart des filles avec qui il passait ses nuits depuis deux ans l’aidaient simplement à tromper l’ennui plus qu’elles ne l’amusaient réellement. Malgré tout, ces dernières semaines, un changement s’était opéré en lui, depuis qu’il avait rencontré Alexis à vrai dire. Si l’idée d’une aventure l’avait effleuré les premiers temps, il avait rapidement réalisé qu’elle n’était pas comme les autres. Petit à petit il s’était attaché à elle, réalisant qu’il avait envie d’être quelqu’un de bien à ses côtés. Il n’avait pas envie de faire de comparaison avec Erin, ce ne serait juste pour personne, mais il ressentait quelque chose de similaire, le fameux petit quelque chose en plus qui fait toute la différence. Cela dit, il n’avait aucune idée de ce que donnerait la suite de leur relation, s’ils n’en resteraient qu’à cette complicité amicale flirtant délicieusement avec un petit jeu de séduction, ou s’ils finiraient par franchir un pas. En attendant, rester la nuit entière chez Holly ne l’enchantait pas particulièrement. Si auparavant, il n’aurait rien eu contre, il s’était même surpris à hésiter avant d’accepter sa proposition de passer la nuit avec elle. Il ne s’était pas endormi, ses pensées se tournant directement vers Alexis et la demande étonnante qu’elle lui avait faite : tenir une chronique dans le magazine qu’elle essayait de lancer. Il avait été particulièrement touché de cette proposition, ne serait-ce que parce qu’écrire était sa première vocation et qu’elle devait apprécier ses écrits. Sa seule envie était de rentrer directement chez lui pour se mettre devant son ordinateur et mettre en ordre tout ce qu’il avait déjà réussi à coucher sur le papier. C’est ce qu’il fit sans plus attendre. Il n’avait pas envie d’adopter un ton touristique et c’est naturellement qu’il aborda son aventure australienne sous un angle plus personnel. Il y passa la nuit, sans fermer l’œil, avec un paquet de cigarette et du café pour seule compagnie.

Il avait beau avoir fait une nuit blanche, il ne sentait encore aucune fatigue, sans doute parce qu’il était trop excité à l’idée de montrer son travail à la jolie blonde. Après s’être préparé en vitesse, il s’était mis en route pour se rendre chez la jeune femme malgré l’heure matinale. Lorsqu’elle ouvrit, elle était vêtue d’un short et d’une chemise masculine, un peignoir qu’elle n’avait pas enfilé à la main. Pour la taquiner, il ne se priva pas de la regarder de haut en bas, avec un petit sourire qui en disait long. Est-ce qu’il la réveillait ?! Il en était à peu près certain compte tenu de l’heure, mais il ne pouvait s’empêcher de la taquiner un peu. « Tu te fous de moi Bradbury ?! » Il s’amusa de la voir se couvrir avec le peignoir. « Ca va, je t’ai vu un peu moins habillé que ça, il n’y a pas si longtemps ! » ne put-il s’empêcher de lâcher, avec un amusement qu’il ne cherchait même pas à dissimuler. Elle était restée dormir chez lui après qu’il ait un peu trop abusé de l’alcool. Au petit matin, il avait constaté qu’elle lui avait emprunté une chemise pour la nuit. Quoiqu’il en soit, il ne lui laissait que dix minutes pour être prête ! « Je ne sais pas si tu te rends compte que je suis à deux doigts de te claquer la porte au nez !»   Il secoua négativement la tête en riant. « Ne dis pas de bêtises Harper ! » répondit-il, comme si c’était absolument incongru qu’elle puisse ne serait-ce que l’envisager. Qui plus est, il avait ramené du café, elle ne pouvait donc pas décemment lui claquer la porte au nez ! « J’espère pour toi qu’il est suffisamment fort pour combler les heures de sommeil dont tu viens de me priver. » Noah devait bien l’admettre, il était assez amusé de la situation, de l’avoir surpris au saut du lit et de se retrouver face à un air renfrogné qu’il trouvait assez attirant à vrai dire. « T’es toujours comme ça le matin ou c’est juste parce que t’es contente de me voir ? » demanda-t-il, avec un sourire faisant pétiller son regard de malice.

Noah n’avait rien dit en voyant qu’elle avait pris bien plus de dix minutes pour se préparer. D’une part, il s’était dit qu’il pouvait se tenir à carreau pour une fois, sachant qu’il l’avait réveillé assez brutalement. Et d’autre part, il devait bien avouer qu’il l’avait trouvé absolument ravissante de simplicité en la voyant sortir de la salle de bain. Il avait décidé de l’emmener faire une balade dans les environs de Darwin, pour voir les superbes paysages qu’il pouvait y avoir dès qu’on sortait un peu de la ville. Barossa Valley n’était pas très loin et offrait des vues superbes sur une mer aux eaux turquoises. Incontestablement, la nature environnante valait le déplacement et pour Noah, c’était sans doute l’un des endroits les plus beaux de cette planète. « Ça pourrait l’être, si tu n’étais pas là pour gâcher le paysage !» D’accord, il avait lancé une perche qu’il avait saisie, et au fond ça l’amusait. Il se laissait toujours prendre au jeu dès qu’il y avait un minimum de répartie, et trouvait que c’était particulièrement pour une femme d’en avoir. « Moi ? La huitième merveille au monde ? » plaisanta-t-il, un large sourire faussement innocent aux lèvres. Il finit par s’installer dans l’herbe, sortant un paquet de cookies de son sac à dos. Ils avaient bien mérité une récompense sucrée après la marche matinale qu’ils venaient d’effectuer. « Moi je l’ai mérité. Toi je ne sais pas encore.» Il la regarda avec amusement croquer dans un gâteau. « Tu sais que tu n’es pas commode dans ton genre ?! » fit-il, un air espiègle sur le visage. Il ne se servit pas un cookie tout de suite. A vrai dire, pour le moment, il était suffisamment anxieux à l’idée de ce qu’elle pourrait penser de sa chronique, qu’il n’avait pas faim. Au lieu de ça, il se contenta de lui tendre le papier qu’il avait écrit. « Déjà ?» Il hocha la tête, plus intimidé qu’il ne pouvait l’être d’habitude. « J’ai eu un élan d’inspiration au milieu de la nuit, » répondit-il. « Enfin la vérité, c’est que je griffonnais depuis quelques jours alors… Mais ce n’est qu’un premier jet, alors n’hésite pas à me dire si tu trouves ça illisible et déplorable », ajouta-t-il en jouant nerveusement avec ses doigts. C’est à ce moment-là qu’il reçut un appel sur son téléphone portable. Il en fut presque soulagé. Non pas qu’il souhaitait être impoli envers Alexis, mais il devait bien reconnaître qu’il préférait être occupé à autre chose pendant qu’elle lirait. Qui plus est, il s’agissait de sa sœur aînée, Julianne, alors il se sentait obligé de prendre l’appel. S’il avait su, il serait sans doute resté avec ses angoisses d’échec face à Alexis. Ce que sa sœur avait à lui apprendre sonnait comme une gigantesque gifle. Erin avait pris contact avec elle, Julianne lui avait dit où il vivait à présent, et d’après elle, il ne serait guère étonnant qu’elle fasse le voyage d’Angleterre pour lui rendre visite. C’est à cet instant précis qu’il s’était emporté contre son aînée. Il n’avait pas la moindre envie de voir Erin, pas après l’attitude lâche qu’il avait eu envers elle. Affronter ses actes lui semblait pratiquement insurmontable, et la dernière chose qu’il voulait était de croiser le regard remplit de déception de celle dont il avait été tellement amoureux. En revenant s’asseoir près d’Alexis, il réalisa qu’elle avait certainement entendu une partie de ses paroles puisqu’il avait haussé le ton. Avec un certain embarras, il s’excusa pour la scène elle venait d’assister. « Ce n’est rien.» Tout de même, il aurait préféré avoir cette conversation à un moment où il était seul, surtout pas avec Alexis qui plus est. Sa présence et ce coup de fil sonnaient comme une amère ironie à ses oreilles. « Tout va bien ?» Il attrapa un brin d’herbe qu’il tritura avec nervosité. « Oui… C’est juste un retour de karma dans les règles de l’art, je suppose ! » répondit-il avec une voix chargée d’amertume. Il n’avait plus reparlé d’Erin depuis qu’il était arrivé en Australie, évitant religieusement le sujet, comme s’il risquait de se brûler la langue s’il osait prononcer son prénom. Qui plus est, il craignait d’en parler avec quelqu’un à qui il tenait, comme Alexis, parce qu’il était évident qu’elle changerait radicalement d’opinion sur lui. « Tu n’es pas complètement aveugle après avoir lu ça ? » demanda-t-il en désignant d’un signe de tête son papier. Il esquissa un sourire, peut-être un peu forcé, mais surtout parce qu’il voulait changer de sujet. Bien sûr, ça ne changerait en rien la situation. Il avait bien conscience au fond, qu’il devrait bien se confier un jour au l’autre, tout comme il devrait affronter Erin. Finalement, c’était peut-être lui-même qu’il devait affronter. Aussi cliché que cela puisse paraître, il devrait bien faire face à ses démons un jour ou l’autre, à ce qu’il n’avait jamais su assumer.


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MessageSujet: Re: there is no future in the past ∞ ft. Alexis Dim 1 Déc - 21:18






“Feelings are much like waves, we can't stop them from coming but we can choose which ones to surf. ”



    Il était là, sur le palier de sa porte, avec un sourire qui était paradoxalement aussi agaçant que charmant. C’était bien là tout le problème de Noah à ses yeux : il était cet homme imprévisible qui avait le don de l’attirer bien plus qu’elle ne voulait bien l’admettre. Depuis son histoire avec Julian, Alexis s’était forgée une carapace solide, qu’elle aimait à penser irréductible. Cette relation l’avait fait souffrir pendant des mois, au point même qu’aujourd’hui la cicatrice n’était pas complètement refermée. Elle ne pourrait jamais l’être entièrement d’ailleurs, puisqu’elle avait également perdu une partie d’elle après cette rupture, en la forme d’une fausse couche qu’elle avait gardé pour elle. Et depuis, cette promesse silencieuse de ne plus se montrer aussi vulnérable à cause d’un autre était devenue sa ligne de conduite. Jusque-là elle s’en était toujours extrêmement bien sortie : aucun homme ne l’avait fait flancher, il faut dire qu’elle ne leur laissait pas vraiment l’occasion de le faire. Elle n’était pas forcément restée célibataire, avait bien tenté de se mettre en couple quelques fois, mais il n’y avait rien eu à faire : au bout de quelques semaines elle mettait systématiquement fin à ces pseudo-idylles qui n’étaient peut-être finalement qu’un moyen de temps à autre d’obtenir un minimum d’affection. Mais avec lui… Avec lui, la donne était sensiblement différente. Elle ressentait ce besoin constant de mettre de la distance entre eux non pas parce qu’il ne l’attirait pas, mais au contraire parce qu’elle n’arrivait pas à le sortir de son esprit. Si elle avait été complètement rationnelle, elle aurait sans doute évité de revenir à de nombreuses reprises au bar, ou encore pire de lui proposer de travailler pour elle. Elle s’était indéniablement attachée, même si -à l’instar de ces salutations matinales - elle tentait de lui démontrer le contraire. Dans un réflexe faussement pudique, la jolie blonde avait revêtu son peignoir tout en l’assassinant du regard alors qu’il la détaillait des pieds à la tête. Il était hors de question qu’il puisse profiter du spectacle alors qu’il venait de la priver de sa grasse matinée. « Ca va, je t’ai vu un peu moins habillé que ça, il n’y a pas si longtemps ! » Croyez-moi, elle s’en souvenait particulièrement bien de cette soirée ! Il aurait été difficile d’effacer de son esprit l’image du jeune homme titubant, la façon qu’il avait eu de lui demander de rester, l’odeur de sa chemise sur sa peau ou encore cet instant où elle avait enfin osé lui demander de bien vouloir rédiger une chronique pour son magazine. « Et tu n’es pas prêt de m’y reprendre, crois-moi !» Il avait déjà de la chance d’être encore face à elle, tant l’envie de lui claquer la porte au nez se faisait sentir.« Ne dis pas de bêtises Harper ! » L’américaine haussa un sourcil à son égard, bien déterminée à lui faire comprendre qu’elle ne plaisantait pas le moins du monde. « Je suis très sérieuse.» Et elle l’était d’autant plus qu’il osait lui demander de se presser. S’il avait envie qu’elle soit prête dix minutes après son arrivée, il n’avait qu’à la prévenir la veille au lieu de débarquer sans prévenir ! Et le café qu’il avait apporté n’y changerait rien, à moins d’être suffisamment corsé pour combler les minutes supplémentaires qu’elle aurait pu passer au chaud sous sa couette. « T’es toujours comme ça le matin ou c’est juste parce que t’es contente de me voir ? » Et il continuait de sourire, bien évidemment. Elle avait bien du mal à contenir son sérieux, et remerciait soudain le ciel d’être capable de dissimuler certaines de ses émotions en ronchonnant. « Tu as le droit à un traitement de faveur, je suis plutôt agréable en temps normal.» lâcha-t-elle avant de pointer du doigt sa mâchoire. « Et arrête de sourire comme ça, je ne suis pas une de ces clientes sur lesquelles ce petit numéro de charme marche.» Et pourtant… Pourtant alors qu’elle se dirigeait vers l’étage, elle ne pouvait effacer son visage rayonnant de son esprit.



    Il lui avait donné une dizaine de minutes, elle ne s’était pas gênée pour le faire attendre trois fois plus longtemps. Au-delà de la simple volonté de se faire désirer et de lui faire payer son insolence, c’était un réel souci vestimentaire qui l’avait bloqué dans la salle de bain. Elle ne faisait pas partie de cette catégorie féminine de la population qui était maquillée dès le réveil et qui ne sortait jamais sans une paire de talons aiguille et un décolleté plongeant. Non pas qu’elle se négligeait- elle savait parfaitement se mettre en valeur quand il le fallait - mais elle détestait le côté superficiel du monde dans lequel elle avait vécu et s’était acharnée à garder un certain confort vestimentaire sans se soucier du regard des autres. Seulement, force était de constater qu’elle n’avait pas non plus envie de le voir complètement indifférent. Très légèrement maquillée, elle était ressortie fin prête pour l’aventure qu’il lui proposait. Et elle devait avouer, à la vue du paysage, qu’elle ne regrettait finalement pas le moins du monde ce réveil en fanfare. Elle ne lui avouerait sans doute pas, mais cette balade avait déjà un arrière-goût particulièrement agréable. Alors qu’il faisait l’éloge de la nature qui les entourait, Alexis ne put s’empêcher de le charrier en prétextant que la vue serait certainement beaucoup plus époustouflante s’il n’était pas là pour tout gâcher. Mensonge grossier, certes, mais le taquiner valait tout l’or du monde. « Moi ? La huitième merveille au monde ? » Il était réellement d’une modestie sans faille ! La jeune femme roula des yeux avec exagération, retenant le rictus qui menaçait d’apparaître sur ses lèvres. « Je crois qu’on a pas du tout la même définition du mot « merveille », Bradbury ! » déclara-t-elle avec un air malicieux logé au fond des yeux avant de prendre place sur l’herbe, à ses côtés. Il avait eu la bonne idée de prendre des cookies avec lui, et elle ne se gêna pas pour se saisir du paquet et goûter le premier gâteau. Après tout, elle méritait largement cette petite récompense, bien plus que lui.« Tu sais que tu n’es pas commode dans ton genre ?! » Elle en avait parfaitement conscience, mais il ne semblait pas tellement être effrayé par ce trait de caractère puisqu’il était toujours là. « Seulement avec les énergumènes dans ton genre.» répliqua-t-elle en retrouvant son regard dans un sourire. Le pire c’est qu’elle était parfaitement honnête en le lui avouant : elle aurait sans doute adopté un comportement tout à fait différent avec un petit blond timide et maladroit. L’inverse de son ex-compagnon, en somme. Soudain, elle sentit dans son regard un air qu’elle ne lui connaissait pas encore. Beaucoup plus sérieux, et surtout mêlé à une certaine inquiétude qui attisait sa curiosité. Depuis quand était-il capable de mettre entre parenthèses cet air incroyablement sûr de lui ? Lorsqu’il lui tendit une feuille, elle fit rapidement le rapprochement, étonnée qu’il ait déjà transposé sur le papier le travail qu’elle lui avait demandé d’accomplir. « J’ai eu un élan d’inspiration au milieu de la nuit, » Parcourant des yeux rapidement la structure du papier, Alexis hocha la tête. « Je vois ça… Je ne vais pas m’en plaindre !» avoua-t-elle avec un sourire sincère, réellement pressée de pouvoir découvrir ses écrits et savoir si oui ou non elle avait eu raison de le lui proposer. « Enfin la vérité, c’est que je griffonnais depuis quelques jours alors… Mais ce n’est qu’un premier jet, alors n’hésite pas à me dire si tu trouves ça illisible et déplorable » Le voyant triturer ses doigts nerveusement, Alexis décida de le dérider un petit peu. Il n’y avait après tout aucune raison pour que ce soit mauvais ! « Est-ce que la huitième merveille du monde douterait de ses capacités ?!» Avouez que ce serait quand même un comble !

    Alors qu’elle avait à peine commencé à se plonger dans sa lecture, Noah avait quant à lui reçu un coup de fil. Il n’avait pas réellement besoin de s’excuser, elle comprenait parfaitement qu’il soit contraint de répondre et avait de toute façon matière à s’occuper. Concentrée, elle le fut beaucoup moins quand la voix de Noah se fit entendre de façon plus claire et plus… Agressive. Elle n’avait absolument pas envie de se mêler de ce qui ne la regardait pas, mais elle ne pouvait pas non plus faire semblant de ne rien entendre alors que cette conversation téléphonique était tout sauf discrète. Elle arriva tout de même à bout de sa lecture avant qu’il ne la rejoigne en s’excusant à nouveau. Avec douceur, elle posa simplement une main sur son bras en lui demandant si tout allait bien. Appelez ça instinct protecteur ou folie passagère, le fait est qu’elle s’inquiétait tout simplement pour lui. Et s’il voulait se confier ou tout simplement se défouler… Elle était là pour l’écouter. « Oui… C’est juste un retour de karma dans les règles de l’art, je suppose ! » Evidemment, elle ne pouvait pas comprendre les tenants et aboutissants de ses dires alors qu’elle n’avait pas la moindre idée de ce à quoi il faisait référence. Tout ce qu’elle avait entendu, c’est qu’il ne voulait plus revoir quelqu’un, une femme pour être un peu plus précis. « C’est aussi terrible que ça ?» Elle aurait pu en plaisanter, lui sortir une énième raillerie à propos de son comportement auprès de ces dames - s’imaginant que la femme en question devait avoir eu une histoire avec lui - mais l’amertume qui se dégageait de sa phrase réveillait simplement en elle un côté beaucoup plus doux et attentionné. Elle rangea finalement ses lunettes ainsi que le jet du brun dans son sac après avoir retiré sa main de son bras, sans penser à lui donner son avis. « Tu n’es pas complètement aveugle après avoir lu ça ? » En toute franchise ? « J’avais raison.» déclara-t-elle avec une once de fierté qu’elle ne dissimulait pas. Elle n’estimait pas savoir tout mieux que tout le monde, loin de là même, mais son instinct avait vu juste les quelques fois où il lui avait fait part de ses talents en matière d’écriture. « Bien sûr il y’a peut-être quelques tournures ou quelques petites choses que je te demanderais de développer d’avantage mais… C’est exactement ce que je voulais. C’est authentique, bourré de style et de cœur.» Avec un brin de timidité, elle se pencha vers lui pour déposer un baiser sur sa joue, reconnaissante de l’aide qu’il lui offrait. Après tout… Il aurait très bien pu refuser la proposition, sous prétexte de ne pas croire en son projet ou de simplement vouloir garder cette passion pour lui. « Merci.» Elle recula finalement son visage et lui tendit le paquet de cookies. « Finalement je veux bien partager. Tu as l’air d’avoir besoin de chocolat, en plus !» S’il croyait qu’elle ne voyait pas qu’il était toujours autant tracassé par sa conversation téléphonique... Il se mettait le doigt dans l’œil !
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MessageSujet: Re: there is no future in the past ∞ ft. Alexis Sam 7 Déc - 21:13


Noah & Alexis ∞
the secret of change is to focus all your energy, not on fighting the old but on building the new ∞ Aussi étonnant que cela puisse paraître, il avait préféré rentrer chez lui pour écrire plutôt que de passer le reste de la nuit en charmante compagnie. Il sentait une motivation qu’il n’avait pas éprouvé depuis bien longtemps, comme s’il reprenait sa vie en main au lieu de la laisser entre parenthèses. Bien sûr, la première personne à laquelle il avait envie de faire lire cette chronique était Alexis. D’une part, parce que c’était elle qui lui avait demandé de l’écrire, et d’autre part parce que son avis comptait pour la simple et bonne raison qu’elle était la seule personne en qui il avait pleinement confiance depuis deux ans. Il n’avait pas eu la patience d’attendre un heure véritablement décente pour un samedi matin, et la voyant simplement vêtue d’une chemise masculine, il comprit qu’il l’avait réveillé. Il ne se priva pas pour la détailler du regard, tandis qu’elle semblait chercher à se couvrir avec son peignoir. Elle n’avait pas à se sentir gênée, d’autant plus qu’il l’avait déjà vu dans une tenue similaire lorsqu’elle était restée dormir chez lui. « Et tu n’es pas prêt de m’y reprendre, crois-moi !» Le contraire l’aurait étonné ! Mais sa répartie l’amusait, il devait bien le reconnaître. « Et c’est bien dommage ! » lui répondit-il, avec un sourire espiègle. Lui claquer la porte au nez ? Non, elle disait des bêtises. D’accord, peut-être pas complètement dans la mesure où il venait de la réveiller assez brutalement, mais il était suffisamment de bonne humeur afin de l’être pour deux. « Je suis très sérieuse.» Quoiqu’il dise, elle lui assurerait l’inverse, n’est-ce pas ? Mais c’était un petit jeu qu’il appréciait au fond. « Et ça ne ta va absolument pas si tu veux mon avis ! » la taquina-t-il avec amusement. Qui plus est, dans sa grande générosité et sympathie, il avait ramené du café, et il lui laissait dix minutes pour se préparer. Il était assez amusé par cette façon qu’elle avait de ronchonner, et il devait bien admettre qu’il trouvait même ça plutôt mignon. Est-ce qu’elle lui réservait un traitement de faveur ou était-elle toujours d’aussi bonne humeur ?! « Tu as le droit à un traitement de faveur, je suis plutôt agréable en temps normal.» Il laissa échapper un léger rire. « J’en suis flatté ! » lui répondit-il, sans perdre cet air espiègle qui faisait pétiller son regard. « Et arrête de sourire comme ça, je ne suis pas une de ces clientes sur lesquelles ce petit numéro de charme marche.» Il secoua la tête, sans parvenir à s’empêcher de rire. « C’est ce que tu dis, mais je suis sûr que t’écris des pages et des pages de poésie en hommage à ce sourire, chaque soir à la nuit tombée ! » déclara-t-il pour la taquiner, sur un ton théâtrale. En vérité, il n’avait aucune idée de ce qu’elle ressentait à son égard. Bien sûr, il se doutait qu’elle l’appréciait, mais était-ce une simple amitié qui se construisait ou est-ce qu’elle ressentait davantage ? Il n’en avait aucune idée. Il ne se sentait pas complètement serein face à cette incertitude, mais c’est sans doute ce qui faisait la beauté de la vie, n’est-ce pas ? Rien n’était écrit à l’avance. Au final, c’était à eux d’écrire la suite de leur relation.

Elle avait finalement pris son temps, et il n’allait pas s’en plaindre, elle était ravissante. Cela dit, elle n’avait pas besoin de passer des heures devant son miroir pour être jolie. Elle avait une beauté naturelle et un sourire était suffisant pour illuminer son visage, le maquillage étant donc superflus. Il ne lui expliqua pas où il l’emmenait, seule la vie finale était véritablement importante au fond. Les chemins de la Barossa Valley menaient à un paysage superbe, surplombant l’océan et ses eaux turquoise, ses vagues qui faisaient le bonheur des surfeurs. Il s’était initié à ce sport en arrivant en Australie, deux ans auparavant. Jusqu’à présent, il avait plutôt été habitué au rugby et au football, comme la plupart des britanniques. Mais il devait bien admettre qu’il avait pris goût à glisser sur les vagues. Pour lui, c’est endroit était certainement le plus beau de la planète. Il n’y avait que lui qui gâchait le paysage ? Non, elle plaisantait forcément ! Il n’était ni plus, ni moins que la huitième merveille du monde après tout ! « Je crois qu’on a pas du tout la même définition du mot « merveille », Bradbury ! » Il tenta de garder un air sérieux, même si leurs joutes verbales quasi permanentes l’amusait plus qu’autre chose. « Où est-ce que tu achètes tes dictionnaires Harper ?! » répliqua-t-il avec un sourire au coin des lèvres. S’installant sur l’herbe, il sortit un paquet de cookies de son sac à dos. Après un réveil en fanfare pour Alexis, une nuit blanche pour lui, et une balade pour grimper dans les hauteurs, ils avaient bien mérité d’avaler des biscuits. La jeune femme n’était pas tout à fait du même avis, puisqu’elle prétendait qu’elle méritait cette récompense sucrée bien plus que lui. Elle n’était vraiment pas commode dans son genre, est-ce qu’elle en avait conscience ? Il en était persuadé. « Seulement avec les énergumènes dans ton genre.» Il plissa légèrement les yeux, un sourire malicieux aux lèvres. « Ah oui ?! Et c’est quoi un énergumène dans mon genre ?! » demanda-t-il, curieux de savoir ce qu’elle sous-entendait par-là, même s’il avait déjà quelques idées sur la question. Si plaisanter avec elle était particulièrement agréable, il ne perdait pas de vue qu’il était d’abord-là pour une raison plus sérieuse. Il avait écrit la chronique qu’elle lui avait demandée. Il n’avait pas perdu de temps ? Peut-être, mais il avait été inspiré, suffisamment pour avoir griffonné quelques phrases depuis qu’elle lui avait fait cette proposition, jusqu’à ce que cette nuit, il ait l’inspiration complète pour tout terminer. « Je vois ça… Je ne vais pas m’en plaindre !» Il esquissa un sourire à sa réponse. « Ne dis pas ça avant de l’avoir lu ! » répondit-il. Il plaisantait, même s’il y avait un fond de vérité, une sorte de superstition qui lui interdisait de s’emballer trop rapidement, de tirer des plans sur la comète tant qu’elle n’avait rien lu. Au fond, il était assez anxieux de savoir ce qu’elle en pensait. S’il était assez nonchalant pour les choses qui avaient peu d’importance pour lui, il ne l’était pas lorsque ça comptait. Et en l’occurrence, ça comptait doublement. D’une part, l’avis d’Alexis était important et d’autre part écrire lui tenait à cœur. Il avait relégué cette passion au fond de lui en venant en Australie, comme si après l’accident, il ne s’autorisait plus à faire ce qui lui plaisait. Mais l’américaine avait réveillé cette part de lui, alors oui c’était suffisamment important pour qu’il soit anxieux. « Est-ce que la huitième merveille du monde douterait de ses capacités ?!» Touché. Il baissa les yeux, avec un sourire de gamin prit sur le fait. « Je n’ai pas réellement écrit depuis longtemps alors… » Il avait continué à griffonner deux ou trois choses pendant ses pauses, mais rien de bien sérieux, rien qu’il ne s’autorisait à considérer comme sérieux en tous cas.

Le coup de téléphone était arrivé à pic. Noah ne préférait pas observer Alexis pendant qu’elle lisait, sans doute parce qu’il aurait été capable de se ronger les ongles de chaque doigt à une vitesse record. Mais finalement, cette option aurait sans doute été préférable à ce qu’il s’apprêtait à entendre. Julianne, sa sœur aînée, ne l’appelait pas simplement pour prendre des nouvelles. Elle l’appelait surtout pour lui annoncer qu’elle avait vu Erin. Bon sang, il n’avait pas entendu ce prénom depuis tellement longtemps. Pourtant, il n’avait eu de cesse de tourner en boucle dans son esprit. Jamais il n’assumerait d’avoir fui lorsque sa fiancée était dans le coma, jamais il n’assumerait de l’avoir pratiquement tué. Il s’emporta, parce qu’il ne supportait pas l’idée qu’Erin puisse venir jusqu’ici. Il ne supportait pas l’idée qu’elle se tienne devant lui et qu’il doive s’expliquer, revivre tous ces moments qui l’avait brisé. Il avait raccroché au nez de sa sœur, avant de rejoindre Alexis. Inutile d’être devin pour savoir qu’elle avait certainement entendu ce qu’il avait dit lorsqu’il avait haussé la voix. Est-ce qu’il allait bien ? Non. Il avait tellement redouté le jour où il devrait revoir Erin, mais ne s’y était toujours pas préparé. Mais il l’avait mérité, question de karma. « C’est aussi terrible que ça ?» Il ne savait pas quoi lui répondre. Il n’avait plus reparlé d’Erin depuis qu’il avait emménagé à Darwin, sans doute parce qu’il ne s’était jamais suffisamment lié à quelqu’un pour entrer dans les détails de son passé. Alexis s’était installée dans sa vie, doucement, sans qu’il ne le veuille au départ. Il s’était attaché à elle, lui faisait confiance. Mais il craignait qu’elle ne change d’avis sur son compte. C’était une chose de le percevoir comme le séducteur de service, pas très sérieux, c’en était une autre de savoir ce qu’il avait fait. « Je… J’ai fait quelque chose que je me pardonnerais certainement jamais, et… Il semblerait que ce soit le moment d’assumer mes actes », avoua-t-il, les yeux baissés vers l’herbe. Tout avouer d’un seul coup était trop difficile, trop lourd. Désignant la feuille de papier qu’elle avait entre les mains, il revint au sujet initial en lui demandant si elle n’était pas devenue aveugle en le lisant. « J’avais raison.» Il haussa un sourcil, attendant qu’elle s’explique davantage. « Bien sûr il y’a peut-être quelques tournures ou quelques petites choses que je te demanderais de développer d’avantage mais… C’est exactement ce que je voulais. C’est authentique, bourré de style et de cœur.» Dire qu’il était touché était un euphémisme. Il y avait mis du cœur, ce n’était rien de le dire, alors si elle l’avait ressenti, il ne pouvait qu’en être satisfait et heureux. « Vraiment ? » demanda-t-il, comme s’il avait peine à le croire. « Tu ne dis pas ça uniquement pour être polie ? » Il ne s’attendait absolument pas à ce qu’elle se penche vers lui pour déposer un baiser sur sa joue, ce qui ne manqua pas de provoquer une accélération cardiaque dans sa cage thoracique. « Merci.»  Il la regarda pendant un instant, plus touché qu’il ne l’aurait pensé au départ. « Merci de me l’avoir proposé, » répondit-il sincèrement. « Finalement je veux bien partager. Tu as l’air d’avoir besoin de chocolat, en plus !» Il sourit légèrement en plongeant sa main dans le paquet pour en tirer un cookie. Il croqua dedans, gardant le silence pendant quelques instants. Le moment était propice aux confidences, mais la difficulté de le faire le faisait hésiter. « Tu as déjà eu envie de changer complètement de vie, de recommencer tout au départ, sans que personne ne te connaisse ? » lui demanda-t-il en reposant finalement son regard sur elle.



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